Un Français sur dix consulte désormais l’intelligence artificielle avant d’investir son argent.
Cette statistique, issue du Baromètre AMF 2025, dit moins quelque chose de la technologie que de l’épargnant lui‑même : un investisseur souvent peu formé, de plus en plus autonome, et tenté de remplacer l’accompagnement humain par une réponse instantanée, qu’il s’agisse de marchés financiers ou d’immobilier.
L’illusion d’autonomie de l’épargnant
En trois ans, la part de Français déclarant gérer seuls leurs placements est passée de 34% à 44%.
Dans le même temps, ceux qui recourent à un conseiller pour leurs décisions d’investissement sont tombés de 27% à 23%, et ce chiffre s’effondre à 16% chez les moins de 25 ans.
Cette montée en puissance de « l’auto‑gestion » contraste avec le niveau réel de culture financière.
L’épargnant moyen peine à expliquer correctement la différence entre inflation et rendement, sous‑estime la puissance des intérêts composés, et obtient des scores médiocres aux tests internationaux de littératie financière.
IA : comprendre plus, comprendre mieux ?
Pour 52% des utilisateurs, l’IA sert d’abord à « mieux comprendre l’investissement ».
Dans un pays où seule une minorité répond correctement aux trois questions de base sur l’inflation, les intérêts et la diversification, le réflexe interroger une machine plutôt qu’un humain a presque quelque chose rassurant.
L’IA répond vite, ne juge pas, reformule patiemment des notions complexes et donne un sentiment de contrôle. Mais elle ignore la réalité intime de l’investisseur : sa situation familiale, ses objectifs profonds, son rapport au risque, les contraintes juridiques d’un régime matrimonial signé il y a trente ans, et tous ces détails qui font la différence entre un bon investissement sur le papier et une bonne décision pour une personne donnée.
L’investissement immobilier dans ce nouveau paysage
Dans ce contexte, l’immobilier locatif d’investissement occupe une place particulière.
Il concentre plusieurs caractéristiques qui séduisent l’investisseur autonome : visibilité concrète de l’actif, possibilité de recourir au crédit, perception d’un revenu « tangible » via les loyers, et impression de mieux maîtriser le risque qu’avec des produits plus abstraits. Mais l’immobilier ancien ne se résume pas à un rendement locatif brut calculé en quelques secondes par une IA.
L’investisseur doit aussi composer avec la qualité du bien, la réalité du marché local, la vétusté, les travaux, la performance énergétique, la gestion locative, le financement, sans oublier l’environnement réglementaire et les règles applicables aux baux d’habitation.
Un avenir à construire entre humain, IA et patrimoine
Dans la redistribution actuelle des rôles, l’algorithme apporte des réponses, là où le conseiller pouvait offrir de l’écoute et du recul.
L’IA clarifie des notions, simule des scénarios, structure une réflexion ; elle ne perçoit ni l’angoisse derrière une question technique, ni les enjeux relationnels d’une transmission patrimoniale au sein d’une famille. Il est plutôt d’utiliser l’IA comme un outil pédagogique, rapide et neutre, tout en acceptant que certaines décisions, parce qu’elles engagent une histoire de vie, nécessitent encore une discussion au‑delà de l’écran.
Là où l’humain crée du gain réel
Un cabinet comme Fidelis-Patrimoine, doté en interne d’une expertise juridique (notariale) et fiscale, apporte une valeur qui se traduit très concrètement :
En structurant les investissements (par exemple l’immobilier locatif ancien) dans le bon cadre juridique, l’expert limite les frottements futurs : droits de succession, régimes matrimoniaux, indivision, protection du conjoint, etc.
En optimisant les montages (choix du financement, niveau d’apport, type de propriété, articulation avec les autres actifs), il peut améliorer le rendement net réel, là où une approche purement théorique se contente d’un rendement brut séduisant mais trompeur.
En pratique, l’IA peut aider à comprendre, à simuler, à comparer.
Mais pour transformer un projet d’investissement – notamment en immobilier locatif ancien – en stratégie patrimoniale cohérente, sécurisée et réellement optimisée, l’intervention d’experts humains comme ceux de Fidelis-Patrimoine reste un levier décisif de valeur ajoutée et de gain financier sur le long terme.

